Bruits de fond

Published on 5 février 2018 |

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Ah bon, il faut un abattoir pour pouvoir manger de la viande ?

L’actualité est plutôt chargée autour de la viande ces dernières semaines, et pas seulement sur le blog ou dans les pages de Sésame. On a ainsi appris en début d’année que près de la moitié de la viande bovine consommée en France l’était désormais sous la forme de steak haché. Voilà qui n’arrangera peut-être pas les affaires de l’élevage français qui craint de voir débarquer sur le sol national de nouveaux contingents de viande bovine en provenance d’Amérique du Sud. Un coup de poignard comme l’écrit François d’Alteroche dans Réussir Bovins Viande. En effet, ces importations nouvelles qui pourraient bien venir abonder le marché de la viande transformée dans lequel l’origine paye moins que sur une entrecôte. De l’autre côté de l’Atlantique, mais au nord cette fois, au pays des mangeurs de burgers justement, on est en mesure de se demander si le vent n’est pas train de tourner pour la consommation de viande. Une étude du Sentience institute montre que 47 % des américains approuverait une interdiction des abattoirs, quand ils sont, quand même, 90 % à manger de la viande, même épisodiquement. Une étude complémentaire de l’université de l’Oklahoma a poussé le bouchon plus loin, en commençant par vérifier la première étude pour voir s’il n’y avait pas de biais de méthodologie qui auraient pu fausser les résultats. L’université a donc reproduit les questions, obtenu peu ou prou les même résultats. Ensuite, pour aller plus loin, elle a demandé si les consommateurs « pro-interdiction » savaient que les abattoirs étaient un passage obligé pour la production de viande ? On vous laisse découvrir la réponse ! (à la fin du document, section The ad hoc question) : Spoiler, on est pas sorti des ronces !

Bref, pour aider votre réflexion sur le sujet, et si vous l’aviez manqué dans le numéro 1 de Sesame, vous pouvez lire (ou relire) l’entretien entre Florence Burgat et Catherine Larrère ou bien encore l’entretien que nous a accordé Nicolas Treich sur les mécanismes qui nous permettent de manger de la viande tout en sachant.




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