Les échos & les threads

Published on 25 octobre 2019 |

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Les échos #32-2019

Par Yann Kerveno

Dans tout ce bazar autour du Brexit qui occupe l’actualité européenne, on oublie un peu que les temps sont importants pour l’agriculture avec la réforme de la Politique agricole commune. Si l’on est loin du terme, les grandes tendances ont été posées par le commissaire européen Phil Hogan : moins de budget, ça, on le savait, et renationalisation partielle seront les deux piliers principaux de cette nouvelle architecture. Architecture qui suscite des inquiétudes listées par Ouest-France. En tout cas ça carbure dans les hautes sphères pour imaginer les dispositifs de soutien. Une réflexion menée par France Stratégie propose de faire de la prochaine Pac l’outil de la transition écologique.


Elle envisage, par exemple, de faire exploser le premier pilier de cette politique (paiement à l’hectare) pour inventer un « pilier emploi agricole » qui serait déconnecté de la production. Ce qui, précise Terre-Net, redistribuerait différemment les aides, en diminuant très sensiblement celles accordées aux producteurs de céréales et aux éleveurs de ruminants pour être redirigées vers l’arboriculture et le maraîchage. Elle prévoit également un renforcement des taxes sur les phyto et les antibio… Le rapport complet de France Stratégie est là (mais nous avons manqué de temps pour en prendre complètement connaissance.) Pendant ce temps-là en Espagne, on s’interroge sur un des outils majeurs du développement rural du pays, les programmes Leader en place depuis 1991. Heureux espagnols qui voient débarquer ces jours-ci une nouvelle marque dans leur linéaire « Quien es el jefe ? » pendant que le Parisien a sauté le périph’ pour aller voir ce qu’il y avait vraiment dans les supermarchés

Puisqu’on parlait des antibiotiques ci-dessus, la consommation de ces derniers est en très net recul en Europe, un tiers en moins depuis 2011 a calculé l’agence européenne en charge de ce dossier. Aux États-Unis, Tyson Foods et JBS, deux des principaux opérateurs mondiaux de la viande, ont décidé de ne plus avoir recours à la ractopamine dans les élevages bovins et porcins. Ce produit permet de diminuer les taux de gras dans les muscles.


Toujours aux États-Unis, le comté de Napa a engagé une procédure pour interdire la culture commerciale du cannabis sur son territoire afin de protéger ses prestigieux vignobles dans la course au foncier. On comprend mieux l’enjeu quand on sait que La Napa Valley, qui ne compte que pour 4 % du vin produit en Californie, créée 30 % de la valeur… Le pays a aussi eu un coup de chaud en découvrant douze spécimens, morts, de Fulgore tacheté dans un avion.

Vous avez-dit pesticides ? Nan promis, on ne parle pas d’Envoyé Spécial mais de Denis Beauchamp qui a mis en ligne les analyses d’un de ses lots. Le Thread est intéressant à dérouler, il montre que dans son blé, issu d’un protocole particulier a-t-il l’honnêteté de reconnaître, il n’y a finalement… que du blé.

Du côté des protéines végétales, ça phosphore toujours. Une entreprise polonaise s’est attaquée à la protéine du colza ; la question de la différence entre protéines végétales et animales est un casse-tête pour l’industrie. À quelques heures du week-end, il est clair que Philippe Legrand (Agrocampus Inra à Rennes) ne partira pas en vacances avec L214 lui qui explique dans le Figaro qu’il est difficile d’éviter les carences alimentaires dans un régime sans protéines animales. C’est presque un coup à finir éventré !

Puisque c’est #vendredilecture… Dans la catégorie « Selon une nouvelle étude » vous apprendrez que l’exposition au glyphosate n’aurait pas d’influences sur les maladies rénales, que l’agriculture bio n’est vraiment pas le truc idéal pour contrer ou atténuer le changement climatique, par contre, c’est vrai que cela peut-être un super signe de reconnaissance sociale !

Comme s’ils n’en avaient pas assez, les Anglais font face à un problème plus grave encore que Bo Johnson. L’abandon massif des poules et coqs de compagnie parce que trop bruyants…


Et nous, ici en France, en pleine discussion sur la réforme de nos retraites, un distributeur propose que nous financions la retraite des… poules. Un coup à aller se changer les idées an allant chercher des champignons, mais on ne pourra pas compter sur les outils collaboratifs pour dénicher les meilleurs coins du monde pour gratter trois cèpes. Bref, on partagera nos coins à girolles quand les… poules auront des dents ? 




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