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Les échos de Sesame

Published on 30 novembre 2018 |

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Les échos #37-2018

CRISPR-Cas9. Évidemment. C’est l’information de la semaine puisqu’en Chine, au cas où cela vous aurait échappé, un chercheur chinois, He Jiankui, aurait modifié des embryons humains à l’aide des ciseaux génétiques, en dépit des interdictions prononcées par les chercheurs au nom de l’éthique. C’est même une bombe tant les réactions sont unanimes dans le monde pour critiquer cette manipulation alors que la technique n’est pas encore, semble-t-il, mature.

Éditer des bébés ? C’est encore trop tôt ! S’écrie Eric J.  bvvTopol dans le New-York Times. Ségolène Aymé et Axel Khan reviennent sur cette information au cours d’une conversation de 45 mn dans les matins de France Culture. D’ailleurs, passée la fascination que la mise au point de CRISPR-Cas9 avait pu déclencher, ces dernières années, des éléments de doute étaient apparus au printemps montrant que la technique était peut-être plus délicate que ce qui avait été imaginé au départ. Puisque certaines cellules ne se laissaient pas manipuler comme ça et qu’une protéine, P53, jouait l’incruste. Pendant ce temps-là, heureusement, la recherche continue et les chercheurs vont disposer d’outils plus performants pour mieux cibler les gènes sur lesquels intervenir avec cette technique. Il ne vous aura pas échappé que CRISPR est un sujet familier de Sesame, Sylvie Berthier a instruit ce dossier dans le numéro 3 et sur le Blog. Si vous voulez vous mettre à jour sur la question c’est par là !

CRISPR-Cas9 n’y est pour rien mais les réseaux sociaux se sont aussi enflammés cette semaine pour Knickers, un taureau holstein qui vient d’échapper à l’abattoir parce qu’il est… trop grand. Une info qui fait remonter à la surface une longue liste de vaches et taureaux hors norme, vous a-t-on déjà parlé de Danniel ou de Blosom ?

On ne saura donc jamais quel goût pourrait avoir un steak de Knickers mais on sait désormais qu’un goût ne peut être protégé par un copyright. C’est la Cour de justice de l’Union européenne qui vient d’en décider en déboutant une entreprise néerlandaise, le producteur de fromage Lecola qui accusait un de ses concurrents d’avoir copié le goût de sa pâte à tartiner à l’ail et aux herbes. La Cour a estimé que le goût était une « idée » et qu’il était trop subjectif pour être protégé.

Enfin, si un accord semble possible entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, il faut croire que le Brexit a des vertus sur la consommation de vin. Drinks Business a ainsi révélé que la consommation du gouvernement anglais avait augmenté de 20 % en 2017, délestant la cave (forte de 33 097 bouteilles, valeur 3,3 M£) de 3 935 cols en douze mois.

Raison invoquée, l’organisation d’événements importants plus nombreux. Les vins anglais, essentiellement des pétillants, représentant 57 % des volumes consommés durant l’année. La cave du gouvernement est autonome, acquiert des grands crus qu’elle fait vieillir et revend ensuite pour financer l’achat de vins moins onéreux destinés à la consommation des ministères. Tchin !




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