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Published on 21 décembre 2018 |

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Les échos #40-2018

Et si le réchauffement climatique était déjà survenu ? Selon les études les plus récentes, il apparaît que la première grande extinction de masse ait bien à voir avec les mécaniques du réchauffement et qu’il n’est donc pas inintéressant d’y regarder de plus près… À ce propos, vous avez certainement entendu parler de l’anthropocène, mais saviez-vous que nous sommes aussi dans l’ère du poulet en batterie ?


À propos de poulets en batterie,
McDonald’s a annoncé vouloir durcir sa politique sur l’utilisation des antibiotiques en élevage. L’enseigne va bannir, dans les toutes prochaines années, l’emploi des antibiotiques utilisés en prophylaxie en élevage, ainsi que l’utilisation de certaines molécules qui sont aujourd’hui, résistance oblige, devenue cruciales pour l’espèce humaine. En parlant de vaccin, que diriez-vous d’un vaccin qui n’en est pas un pour des animaux, des abeilles en l’occurrence, qui ne produisent pas d’anticorps ?

En voilà une idée qu’elle est bonne et pourrait protéger les ruches de la loque américaine, une maladie très agressive dans les essaims. Une piste nouvelle en somme, comme l’agroforesterie dont le Washington Post nous apprend qu’elle pourrait être un outil « low-cost » de lutte contre le réchauffement climatique. Si ces questions vous intéressent, que vous soyez chercheurs ou citoyens d’ailleurs, notez la création de l’atelier d’écologie politique toulousain qui a vocation à rayonner sur l’ensemble de l’Occitanie et regroupe déjà de nombreux chercheurs. Vous pouvez en lire le manifeste complet.

Avec l’hiver qui approche et les stations de ski des Pyrénées qui n’ouvriront qu’un poil pour Noël, la pression sera aussi forcément moindre sur les loups et les ours. Les deux spécimens relâchés dans les Pyrénées en début d’automne se portent bien et l’une des ourses s’est même offert un passage à la télé avant d’entrer en hibernation. Il faudra profiter de ce temps mort pour continuer à réfléchir et lire, par exemple, le papier que Le Monde consacre à Baptiste Morizot (voir aussi le point de vue de Raphaël Larrère), chercheur qui invite à changer de méthode et prône la position du diplomate, celui qui fera le lien entre les deux camps, anti et pro loups, qui travaillera au service de la relation.

Pendant ce temps-là, en Espagne, à Huesca, ce sont plus de 200 femmes qui sont descendues dans la rue pour protester contre l’ours et le loup, responsables, selon elle, de la désertification des villages de montagne par les conditions qu’ils imposent aux éleveurs. En Espagne, l’exode rural et la désertification sont d’ailleurs des thèmes récurrents dans l’actualité du pays. National Geographic a récemment passé en revue la poignée de périls qui guette le pays pour lequel, tout comme l’Europe, il n’est visiblement pas préparé regrette El País. Sans même parler de l’exode rural contre lequel l’État espagnol lutte, sans succès probants, depuis 150 ans et que les États-Unis découvrent. Au détour d’un formidable papier, le New York Times pose la question qui fâche : est-il encore possible de sauver l’Amérique rurale ?

On a beaucoup causé pesticides cet automne, et ce n’est pas fini. On reparle de cette plateforme mise sur pied par le gouvernement, la fameuse « start-up d’État » censée recueillir les témoignages des agriculteurs qui ont cessé d’utiliser le glyphosate, un peu comme une réunion des AA en ligne quoi. Le moins qu’on puisse dire c’est que l’aventure tarde à décoller, seuls dix témoignages ont été recueillis en un mois et deux agriculteurs ont déclaré vouloir se passer du glyphosate d’ici à 2020…


Il se trouve aussi que RTL a
recueilli le témoignage d’un agriculteur qui explique que ses propos, rapportés par le site, datent de 2013, n’on rient à voir avec la thématique et qu’ils ont été publié sans son consentement et sans même qu’il en soit averti. Les pesticides étaient aussi au menu d’une émission télévisée avec Nicolas Hulot. Novethic est allé à la rencontre d’une agricultrice du Tarn qui était allée porter la controverse sur le plateau face à l’ex-ministre de la Transition écologique. Pour y voir un peu plus clair sur ce dossier, on peut aller consulter la note fouillée de l’Académie d’agriculture invitant à repenser le programme Écophyto, dont une troisième version est en gestion, à la lumière de l’échec constaté des deux premiers.

À la veille des fêtes de fins d’année, Sesame ne saura que vous inviter à la mesure, et si vous devez rentrer par vos propres moyens dans un état dégradé, sachez que conduire un tracteur ne vous protège ni des contrôles ni des sanctions ! Mais vous avez le droit d’être jaloux de Donald Trump dont le nom, un beau cadeau de Noël, a servi à composer un patronyme pour un amphibien aveugle d’une dizaine de centimètres de long récemment découvert en Amérique centrale. Dermophis Donaldtrumpi, c’est le nom en question, a été choisi en référence à l’aveuglement du président américain face au réchauffement climatique.

Enfin, si d’aventure cette revue de web vous endort, voici le coup de grâce ! Apprenez donc comment l’hétérogénéité de l’environnement influe sur la dynamique des populations de mouches tsé-tsé !

Passez de bonnes fêtes, on se retrouve en janvier pour les échos #1-2019 !

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